lundi 20 novembre 2017

Murs en acier @Mercurart

Les conditions climatiques exceptionnelles conduisent à des floraisons d’arrière-saison très intéressantes sur les murs en acier du jardin de Mercurart.

Au second plan, on peut voir la première petite récolte à venir du mandarinier Satsuma Iwasaki.

lundi 6 novembre 2017

Reflets 6 @Mercurart

Au cours d’un week-end sur la côte d’Azur dédié à l’art contemporain, une visite au cimetière de Saint-Paul de Vence nous a conduit sur la tombe de Marc Chagall.

Dans la série des photographies dans lesquelles Jean-Claude Millet se met en scène par réflexion, il s’est contenté d’un reflet.

jeudi 2 novembre 2017

Suite de l'histoire des perdreaux @Mercurart

https://www.facebook.com/mercurart/videos/812960565551357/?hc_ref=ARQR2tIgpk74C6QYrIBohnG1Cemk6i1upPcE7H32LgodqQWZcNVs2qZQ_O8bzwWFnj4&pnref=story


 Nous avons fait la connaissance des cris de détresse du perdreau.

Épisode 1 : un couple de perdrix lâché par les chasseurs se réfugie sur un territoire dans lequel se trouve notre jardin. Elles viennent nous voir tous les jours et elles se laissent approcher à un mètre.

Épisode 2 : après deux années, une portée de 7 perdreaux nait et le male disparait.

Épisode 3 : les petits tombent dans un égout et la mère passe la nuit devant son entrée. Le matin, elle reste figée en cet endroit.

Épisode 4 : Jules a l’idée de regarder sous le regard et sort 5 perdreaux mourants. Nous fabriquons une couveuse improvisée avec une lampe de chevet. Trente minutes plus tard, revivent et partent avec leur mère.

Épisode 5 : le lendemain ils sont à nouveau 7. Où étaient les deux autres pendant qu’on soignait les 5 ? Mystère.

Épisode 6 : Lors d’un gros orage, la mère les amène à l’entrée d’une chambre sous un haut-vent de la maison.

Épisode 7 : Ils sont tous dans la cour de la maison et un gros merle vient se poser sur le murier. La mère le prend pour un rapace et déclenche un flash mob. Tous les petits, comme elle, s’immobilisent totalement pendant une minute. Elle les fait venir sous ses ailes et reste immobile au milieu de la cour pendant deux bonnes minutes. Elle les emmène en dehors de la cour mais avant qu’ils ne passent la porte elle s’envole sur le porche pour lancer un regard périphérique alentours et s’assurer qu’il n’y a pas de danger.

Épisode 8 : il ne reste que 2 petits et ils grandissent à vue d’œil.

Épisode 9 : ce 30 octobre, les deux petits semblent affolés et lancent des cris de détresse et de colère. Ils ne trouvent pas la mère. Les a-t-elle émancipés ? A-t-elle été victime d’un chasseur ? La réponse vient dans l’après-midi : les trois volatiles passent à tire d’aile sur nos têtes alors que nous nous activons dans le jardin.

jeudi 26 octobre 2017

L’oiseau pollinisateur @Mercurart

S’il est vrai que des espèces d’oiseau nombreuses disparaissent chaque année, par miracle, des oiseaux métaphoriques peuvent naître dans l’imagination des artistes.

Le 24 octobre, nous avons surpris, sur les hauteurs du jardin de Mercurart, un oiseau bleu d’Alain Signori. À quatre mètres du sol, entre deux grands pins, derrière un plaqueminier qui lui offrait les couleurs flamboyantes de ses dernières feuilles, il était en pleine séance de pollinisation.

mercredi 25 octobre 2017

La porte du Hé @Mercurart


Le chemin de bois (Sylvain Ristori) et sa porte en acier (Séverin Millet) résulte d’une association proposée aux deux artistes par Mercurart et réalisée en août 2017. Cette semaine, la première pluie significative depuis cette réalisation nous offre une vue nouvelle sur l’œuvre.
À une époque où la tendance est au repli sur soi, aux murs, aux clôtures, cela légitime les quelques mots qui suivent à propos de la charge symbolique d’une porte et d’un chemin.

Dans un bel ouvrage associant des pastels de jacques Cadet et des textes de Corine Robet consacré à Abraham, nous avons écrit :

« Je voudrais pouvoir dire et faire dire : « Je suis Abraham. Je suis celui qui prend le risque de sortir de ses territoires intérieurs familiers. Celui qui, comme Abram recevant le Hé, dans l’espérance, ne construit plus de murs pour se protéger de lui-même. »


Cette œuvre est une invitation à sortir de l’ignorance en accédant au Hé qui se trouve au bout du chemin ; derrière la porte.

Reflets 5 @Mercurart

Une magnifique exposition est en cours à la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence.

Dans la série des photographies dans lesquelles Jean-Claude Millet se met en scène par réflexion, il a pu jouer avec des œuvres de Edouardo Arroyo réalisées en caoutchouc.

Le noir du caoutchouc est transformé en blanc au travers de la vitre de protection.




vendredi 20 octobre 2017

L'égo enflammé @Mercurart


Les matins d’octobre offrent des levers de soleil à faire pâlir José Marie de Heredia.

       Fleurs de feu

        Bien des siècles depuis les siècles du Chaos,
        La flamme par torrents jaillit de ce cratère,
        Et le panache igné du volcan solitaire
        Flamba plus haut encor que les Chimborazos.

       Nul bruit n'éveille plus la cime sans échos.
       Où la cendre pleuvait l'oiseau se désaltère ;
       Le sol est immobile et le sang de la Terre,
       La lave, en se figeant, lui laissa le repos.

       Pourtant, suprême effort de l'antique incendie,
       A l'orle de la gueule à jamais refroidie,
       Éclatant à travers les rocs pulvérisés,
 
       Comme un coup de tonnerre au milieu du silence,
       Dans le poudroîment d'or du pollen qu'elle lance
       S'épanouit la fleur des cactus embrasés.

Compte tenu de ce qu’il disait du cactus que n’aurait-il dit de cet égo enflammé planté sur les terres volcaniques d’Ardèche.